Histoire de la commune

Ville de Gourin
Marché aux bestiaux à GourinMarché aux bestiaux à Gourin
Point culminant du Morbihan, Beg Min Guernanic à GourinPoint culminant du Morbihan, Beg Min Guernanic à Gourin
Visites organisées par l’Association Tradition et Patrimoine en Montagnes NoiresVisites organisées par l’Association Tradition et Patrimoine en Montagnes Noires
La gare de GourinLa gare de Gourin
Réplique de la statue de la LibertéRéplique de la statue de la Liberté

Gourin au fil des siècles

« Ville-marché » reconnue depuis le XVe siècle, Gourin, qui accueille 19 foires par an au XVIIIe siècle, est un centre agricole actif. Lieu d’élevage traditionnel en bovins, porcs et ovins, elle acquiert de longue date une réputation particulière pour le maintien et l’amélioration des races chevalines.

La capitale des Montagnes Noires

Chef-Lieu de canton, Gourin est aussi la plus haute commune du Morbihan : elle détient le point culminant du département, situé à « Beg min Guernanic », à l’altitude de trois cent trois mètres. Elle est entourée de petits cours d’eau, à tel point que toute entrée dans l’agglomération se fait par un pont. Elle représente aussi la transition entre le Pays Vannetais et la Cornouaille dont elle fut la plus grande paroisse jusqu’à la Révolution.

Origine du nom: Gorwraen, cité dans le cartulaire de Landévenec, transcrit Gorvrein en 1294, Gorvrin au XIVème siècle, et Gourin en 1424, peut signifier en haut de la colline ou colline de vraen, du nom de Vraen ou Warhen, échanson du roi Gradlon.
source : Le Patrimoine des Communes du Morbihan - Editions FLOHIC

 

Traditionnelle et de fabrication artisanale, la crêpe garde une réputation inégalée.

Dès le XIXème siècle, la région gourinoise fût un important centre d’extraction de granit, de grès et surtout de schiste ardoisier. Avec l’arrivée du train en 1896, les carrières prirent un essor remarquable.

L'âge d'or des ardoises

La seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle correspondent à l'âge d'or de l'exploitation des ardoisières à Gourin. Celles-ci étaient déjà exploitées aux siècles précédents mais elles vont prospérer par la suite notamment grâce à un accroissement de la demande régionale (les toits en ardoise remplacent alors progressivement les couvertures de chaume à cause des risques d'incendie) et à la construction en 1892 de la ligne de chemin de fer à voie métrique reliant Guingamp à Rosporden.
(La ligne Carhaix–Rosporden, fermée en 1967, a été aménagée en Voie Verte réservée aux déplacements non motorisés).

Elles devront fermer en 1962, autant pour des raisons techniques (difficultés d’exploitation) que concurrentielles (ardoisières de Trélazé, Espagne). Elles se sont arrêtées après cent cinquante ans d’activités, laissant des vestiges clairsemés : trous de mine, déchets.

 

L’émigration des Gourinois vers l’Amérique.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, Gourin a connu une très forte émigration vers l'Amérique du Nord.
Beaucoup des Bretons vivants actuellement aux États-Unis sont originaires de la région de Gourin. Dès 1928, on dénombre environ 3000 habitants de Gourin à New York, 400 d'entre eux étant directement employés par Michelin (créée en 1901 au sud de New-York à Miltown et qui recrutait de façon privilégiée des Bretons).

Il y eut une seconde vague d'émigration depuis les cantons de Gourin et Roudouallec dans les années 1950 suite à la visite du consul canadien. Entre les seules années 1946 et 1955, 747 émigrants quittent Gourin (13,4% de la population) dont une large part vers les États-Unis. Trois agences "Compagnies Générales Transatlantiques" ont d'ailleurs à l'époque leur siège à Gourin et Roudouallec pour organiser les flux à destination des États-Unis.

Pourquoi une statue de la Liberté à Gourin?

Gourin est la capitale de l’émigration bretonne en Amérique du Nord.
Aujourd’hui, on avance le chiffre de 6000 à 7000 Bretons du Centre Bretagne installés aux États-Unis. Cette réplique a été offerte à Bretagne TransAmérica en 1990 par Air France, pour remercier les nombreux émigrants ayant fait le voyage outre-Atlantique avec le bureau d’Air France installé à Roudouallec jusqu’en 1985. 

La statue de la Liberté, symbole de l’immigration.

Elle symbolise le passage des émigrants qui arrivent d’Europe par bateau en Amérique.
Le diadème de la statue, avec ses 7 rayons de lumière, représentant les continents est orné de 25 fenêtres, qui offrent une vue exceptionnelle sur New York. C’est le 28 octobre 1886 que New York inaugure sa statue de la Liberté (du sculpteur alsacien Frédéric Auguste BARTHOLDI) offerte par les Français.