Statue de la liberté

Statue de la Liberté - New YorkStatue de la Liberté - New York
Frédéric Auguste BartholdiFrédéric Auguste Bartholdi

Une réplique de la statue de la liberté, témoignage de l'exode des gourinois vers le continent américain.

À la fin du XIXe siècle et au début du XXème, Gourin a connu une très forte émigration vers l'Amérique du Nord. Beaucoup des Bretons vivants actuellement aux États-Unis sont originaires de la région de Gourin.

Pourquoi une nouvelle statue ?

La nouvelle statue, haute de 2,90 m, en bronze ciselé et patiné selon les méthodes traditionnelles, sera une reproduction du modèle réalisé par le sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi exposée au Jardin du Luxembourg, sur la base d'un moule en élastomère réalisé par la Réunion des Musées Nationaux (RMN). La réalisation de la statue sera supervisée également par la RMN.

La nouvelle statue sera érigée et mise en valeur dans le nouvel aménagement urbain initié par la Mairie au cœur de la ville.

L'émigration vers l'Amérique des Gourinois.

À la fin du XIXe siècle, la région de Gourin a connu une grande vague d’émigration vers les Amériques. On attribue au tailleur Nicolas Le Grand, la première vague d’émigration dite « de masse » vers les Etats-Unis . Une autre grande émigration importante de Bretons sera organisée par l'église vers le "far-west" canadien au début du XXe siècle. 

Puis, après la première guerre mondiale, s'opère une deuxième vague d’émigration : beaucoup des Bretons vivant actuellement aux États-Unis sont originaires de la région de Gourin.

Dès 1928, on dénombre à New York environ 3000 habitants originaires de Gourin , 400 d'entre eux étant directement employés par Michelin (créée en 1901 au sud de New-York à Miltown et qui recrutait de façon privilégiée des Bretons).

Il y eut une troisième vague d'émigration partant du Centre-Bretagne et en particulier de Gourin et Roudouallec dans les années 1950 suite à la visite de recruteurs Canadiens. Rien qu'entre 1946 et 1955, 747 émigrants quittent Gourin (soit 13,4% de la population) et pour la plupart d'entre eux  vers les États-Unis. Trois agences dont la « Cunard Line » et "La Compagnie Générale Transatlantique" ont à l'époque leur siège à Gourin pour organiser les flux à destination des Etats-Unis et du Canada.

Gourin, capitale de l'émigration bretonne en Amérique du Nord.

Aujourd'hui, on avance le chiffre de 6000 à 7000 Bretons du Centre Bretagne installés aux États-Unis.

La statue de la Liberté, symbole de l’immigration.

Elle symbolise le passage des émigrants qui arrivent d’Europe par bateau en Amérique.  

Le diadème de la statue, avec ses 7 rayons de lumière, représentant les continents est orné de 25 fenêtres, qui offrent une vue exceptionnelle sur New York.  

Souvenez-vous : c'est le 28 octobre 1886 que New York inaugure sa statue de la Liberté (du sculpteur alsacien Frédéric Auguste BARTHOLDI) offerte par les Français.

Pourquoi une statue de la Liberté à Gourin ?

Cette réplique en résine composite, a été offerte à l’association Bretagne TransAmérica en 1986 par Air France, pour remercier les nombreux émigrants ayant fait le voyage outre-Atlantique avec le bureau d’Air France installé à Roudouallec  jusqu’en 1985.