Les échanges entre les deux puissances européennes sont intenses et ne portent pas seulement sur les questions de sécurité en Europe, mais beaucoup plus largement sur quelle Europe construire. C'est dans le traitement de cette crise où la France tient une place capitale que va exister une véritable coopération entre les trois grands Occidentaux ; mais pour de Gaulle, elle est davantage liée aux accords de l'après-guerre et à l'engagement des trois alliés occidentaux de défendre Berlin qu'à l'OTAN, et n'empêche pas que des divergences importantes se fassent jour à plusieurs moments durant cette longue crise. Un accord est signé en septembre 1960 par lequel les missiles tactiques Honest-John et Nike sont dotés de têtes nucléaires qui restent sous contrôle américain jusqu'à la décision d'emploi. Je pense qu'il s'agit là d'un rapport inégal Â», « l'Alliance qui a remarquablement assuré notre sécurité (...) doit aujourd'hui s'adapter à la nouvelle situation en Europe. La France se rapproche de cet objectif, contrairement à beaucoup de pays de l'UE auxquels elle demande régulièrement de davantage contribuer à la défense de l'Europe et aux opérations extérieures dont elle estime assumer une part disproportionnée. Depuis 2006, l'Alliance a fixé comme objectif à long terme que chaque pays membre consacre 2 % de son PIB à la défense. Le Nouvel Observateur (2003) François Mitterrand continue d'apporter le soutien de la France au maintien de l'Alliance et à une nouvelle définition stratégique de son rôle au motif que la disparition du bloc soviétique ne signifie pas la fin de tous les périls. François Mitterrand déclare « l'Alliance qui a remarquablement assuré notre sécurité (...) doit aujourd'hui s'adapter à la nouvelle situation en Europe. En 1969, l'heure est au réexamen des engagements canadiens au sein du pacte de l'Atlantique. Le mépris dans lequel l'administration américaine tient la France toujours perçue comme le pays vaincu en 1940 explique aussi cette exclusion. Ces négociations sont le plus souvent identifiées via leur acronyme anglais "MBFR". Bien que la potentialité de menaces venant de l'Allemagne soit encore un des sujets mis sur la table des négociations, le traité est in fine clairement conclu dans un but défensif vis-à-vis de l'Union soviétique, dans un contexte qui s'est brusquement tendu avec le coup de Prague par lequel les communistes prennent en février le contrôle de la Tchécoslovaquie. The Trump administration has moved to substantially cut its contribution to NATO's collective budget according to several US and NATO officials, a … Via cette première décision spectaculaire, de Gaulle montre non seulement sa résolution sur le partage du contrôle des armes nucléaires de l'OTAN, mais aussi ses doutes quant au bien-fondé de la stratégie nucléaire de l'OTAN, dont il craint qu'elle expose toujours plus les pays européens à devenir un champ de bataille nucléaire ravageur et rende moins automatique l'engagement stratégique des États-Unis[44],[45]. France thus fully assumes to put forth its interests in the Alliance, to retain an original voice and to be a source of proposals. L'OTAN adopte un concept stratégique de réponse flexible qui vise à élever le seuil d'utilisation des armes nucléaires afin de diminuer les risques d'escalade nucléaire, ce qui implique que ses forces conventionnelles soient en mesure de livrer bataille à celles du Pacte de Varsovie au moins suffisamment longtemps pour être certain des intentions soviétiques. It calls on France to be "vigilant and demanding", in particular on issues such as the role of nuclear deterrence and the promotion of the Europe of defence, particularly with regard to the industrial and technological implications of capability initiatives. It has since contributed to the NATO force in Kosovo (KFOR). Il conditionne toutefois l'implication des États-Unis dans la défense du continent européen à la signature du traité de Bruxelles en cours de discussion. La ratification du traité par l'Assemblée nationale s'accompagne du vote d'une motion qui invite le gouvernement à user de toute son autorité en vue d'obtenir du Gouvernement des États-Unis la fourniture des armements indispensables pour donner aux armées françaises les moyens de remplir effectivement les obligations de défense que comporte le Pacte de l'Atlantique[12]. La France craint que cette politique fasse manquer une occasion de détente en Europe et que cette stratégie signifie l'abandon de la défense de l'avant du continent européen et un risque fort de sa destruction par les armes nucléaires. France has been active in Afghanistan since 2001 and significantly contributed to the International Security Assistance Force (ISAF), which has been under NATO command since 2003. Sous la présidence du général de Gaulle, la France affirme une volonté d'indépendance et une vision de ce que doit être l'Europe qui sont incompatibles avec l'hégémonie américaine au sein de l'Alliance notamment pour tout ce qui touche au nucléaire et à l'intégration des forces armées des pays membres au sein d'un commandement unifié. ... Budget défense et contributions à l’OTAN. La France est un des pays fondateurs en 1949 de l'Alliance atlantique à l'émergence de laquelle elle a activement contribué. Ces propos de de Gaulle s'inscrivent en effet dans le contexte de la proposition faite par Eisenhower lors du sommet de l'OTAN de décembre 1957 d'installer en Europe dans le cadre de l'OTAN un stock d'armes nucléaires et de missiles à moyenne portée (IRBM)[37], que de Gaulle refuse d'accepter sans que la France ne soit co-décisionnaire avec les Américains et les Britanniques en matière nucléaire au sein de l'OTAN. La première condition est remplie grâce au blocus de Berlin déclenché par les Soviétiques en juin 1948 qui ouvre la voie aux premières négociations officielles en juillet 1948 entre les États-Unis et les cinq pays européens signataires du traité de Bruxelles. France has been one of the main contributors to NATO post-Cold War operations since their early days. Le Royaume-Uni arrive en deuxième position avec 61 milliards de dollars, suivi de la France (52 milliards) et de l'Allemagne (51 milliards). En contrepartie, la France tente d'obtenir entre 1995 et 1997 le commandement du théâtre d'opérations sud (AFSOUTH), ce que les Américains refusent[85]. À partir de fin 1947, les discussions se déroulent en parallèle à deux niveaux : d'une part, les Français et les Anglais travaillent ensemble à un projet d'alliance entre Européens, d'autre part les trois puissances occidentales commencent à évoquer secrètement la mise en place d'une alliance militaire atlantique pour protéger l'Europe occidentale. En revanche elle en a contesté à plusieurs reprises les modalités de fonctionnement, notamment en ce qu'elles donnent aux États-Unis un rôle prépondérant. La rupture est consommée entre Molotov et les trois ministres occidentaux. Dans le domaine militaire, les modalités selon lesquelles les forces françaises seraient amenées en cas de crise ou de conflit à apporter leur contribution à la défense de l'Europe sont l'objet de plusieurs mois de négociation qui se concluent le 22 août 1967 par les accords Ailleret-Lemnitzer[54]. Après trois mois d'intenses échanges diplomatiques et d'hésitations, « de Gaulle hisse les couleurs Â» selon l'expression de Frédéric Bozo en faisant parvenir le 17 septembre 1958 un mémorandum confidentiel à Eisenhower et MacMillan dans lequel il demande la création d'un directorat tripartite de l'OTAN, afin de mettre la France sur un pied d'égalité avec ses alliés. En juin 1968 à Reykjavik l'Alliance appelle le Pacte de Varsovie à des négociations sur la réduction mutuelle et équilibrée des forces conventionnelles en Europe centrale entre l'OTAN et le Pacte de Varsovie[Note 4]. Les conflits meurtriers qui éclatent dans l'ex-Yougoslavie dès 1991 vont être l'occasion pour l'OTAN de mener pour la première fois des opérations militaires en tant que bras armé de l'ONU : les opérations militaires menées sous l'égide de l'ONU à partir de 1992 montrent rapidement les limites de l'UEO et de l'UE et requièrent une intervention de plus en plus importante de l'OTAN. • L’OTAN et le Programme de contributions à l’OTAN sont pertinents et conformes aux priorités du ministère de la Défense nationale (MDN) et des Forces canadiennes (FC). ... Budget défense et contributions à l'OTAN. Bien que l'affichage de l'unité de l'Alliance soit toujours la règle, la France est en désaccord plus ou moins fort avec certaines des politiques et orientations opérationnelles de l'OTAN. France also laid down several conditions for this return to the military structure: The government having engaged its responsibility on a foreign policy declaration under article 49 (1) of the Constitution, the decision was subject to a vote in the National Assembly, which approved it in March 2009. France is a reliable and solidary ally, essential to the proper implementation of NATO missions, but which retains a capacity for action outside the Alliance and a full autonomy of decision. (...). As a result, France occupies since 2009 approximately 750 additional officer positions within the NATO integrated command, and in particular the post of Supreme Allied Commander for Transformation (SACT), which was occupied successively by General Abrial (2009-2012), General Paloméros (2012-2015) and General Mercier (since 2015). En novembre 2019, le président français Emmanuel Macron déclare dans une interview au journal The Economist que l'OTAN est dans un état de "mort cérébrale"[92], suite à l'intervention turque dans le nord de la Syrie, lancée contre l'avis des autres membres de l'OTAN. France participated in NATO crisis management operations in Bosnia from 1993 to 2004 in the framework of IFOR, and in Kosovo in 1999 as part of the NATO air campaign to end abuses against civilian populations (SFOR). Il affirme[Note 2] que « notre place dans l'organisation de l'OTAN doit être reconsidérée. Pour tous, si des discussions doivent avoir lieu sur les évolutions à apporter au fonctionnement de l'OTAN, elles doivent se tenir dans le cadre du Conseil de l'Atlantique Nord, avec tous ses membres. Du côté français, l'amertume est également grande vis-à-vis des États-Unis qui le plus souvent imposent leurs vues à leurs alliés, parfois mais pas toujours en bonne intelligence avec Londres, dans toutes les décisions importantes touchant les intérêts extérieurs de sécurité français sans grand esprit de partenariat, et qui s'ingèrent dans la politique intérieure française notamment en matière économique et interviennent trop tard, trop peu et maladroitement au Vietnam pour éviter le désastre de Diên Biên Phu au printemps 1954. (...) l'OTAN ne peut fonctionner convenablement qu'en tant que structure militaire de défense entre les États-Unis, le Canada et l'Europe Â». C'est ce qui se passe en Afghanistan. Français : Carte des anciennes bases de l'OTAN en France de 1951 à 1966. Les opérations "Renard Roux" et "Allied Harmony" de moindre importance lui succèdent avant que l'UE ne prenne la relève. La question du réarmement de l'Allemagne demeure très sensible pour la France. The latest crises have confirmed the central importance of the UN while also highlighting the need to make the organization more efficient and more representative of current global balances. Premier président socialiste de la Ve République, François Mitterrand confirme à de nombreuses reprises sa loyauté à l'égard de l'Alliance atlantique, tout en excluant la réintégration de la France dans la structure militaire intégrée : « La France n’a pas quitté l’Alliance atlantique. La décision relative à la participation de l'Allemagne est reportée et l'étude en est confiée au Comité de défense. La médaille du service méritoire de l'OTAN a été attribuée pour la première fois en 2003 pour récompenser le personnel de l'OTAN, dont l'initiative personnelle et le dévouement va au-delà de leur devoir et pour faire une différence à la fois à leurs collègues et à l'OTAN en tant qu'organisation. L'OTAN suspend lui aussi son vol, et toute réflexion sur le sujet, dans l'attente de ce vendredi de tous les dangers ". Sur la plupart des autres sujets, de Gaulle constate que la solidarité occidentale joue peu et que les Américains prennent peu en considération les intérêts de la France. La France supporte en plus les coûts directs liés aux opérations de l'OTAN auxquelles elle choisit de participer. (...) l'heure est venue d'établir en Europe où tous et chacun sont intéressés à la sécurité de ce continent, de nouvelles relations. La réponse officielle d'Eisenhower qui parvient le 20 octobre 1958 constitue une fin de non-recevoir polie, qui ne surprend pas de Gaulle[40],[41]. Avec la dislocation de l'Union soviétique fin 1991, la transformation de l'Alliance s'accélère. Le 12 décembre 1979, la décision est prise par le Conseil atlantique, avec la France, et le Comité des plans de défense de déployer de nouveaux missiles à portée intermédiaire (Pershing II et missiles de croisière américains) à partir de 1983 en Europe de l’Ouest en cas de refus de l’URSS de retirer les siens. Maurice Faure (du Rassemblement démocratique) déclare alors « si chacun de nos alliés se comportait comme vous le faites et prenait les décisions que vous venez de décréter, cela ne signifierait rien d'autre que le retrait de toutes les forces américaines du continent européen. Les divergences traditionnelles entre les États européens empêchent qu'une véritable politique de défense propre à l'Union européenne soit mise en place à court terme. Le traité franco-soviétique de 1944 et le traité franco-anglais de Dunkerque signé en mars 1947 obéissent à cette logique. La France a joué un rôle moteur dans la création de l'Alliance, dans son évolution en une organisation militaire permanente et intégrée, et dans la concrétisation de la garantie sécuritaire américaine via une forte présence de ses troupes en Europe. L'accord se fait sur la nécessité d'instituer des structures civiles permanentes rassemblées en un seul lieu et de doter l'Organisation d'un budget et d'une personnalité juridique en propre. Ce sommet de Bruxelles marque l’apparition dans le vocabulaire de l’OTAN de « l’identité européenne en matière de sécurité et de défense Â» sans cependant que soient révisés les modes de fonctionnement de l'OTAN, d'autant que François Mitterrand maintient jusqu'au bout de son mandat en mai 1995 son refus d'envisager la réintégration de la France dans le commandement militaire, malgré la multiplication des échanges et des collaborations entre officiers français et de l'OTAN pour les opérations en ex-Yougoslavie[59],[83]. L'arrivée au pouvoir de Gorbatchev en mars 1985 bouleverse profondément les relations Est-Ouest et redonne un élan aux négociations sur les armes nucléaires et conventionnelles en Europe : La chute des régimes communistes en Europe et la dislocation de l'Union soviétique qui l'a suivie marquent la fin de la guerre froide et par là-même posent la question du devenir de l'Alliance atlantique conçue pour assurer la défense de l'Europe face à la menace soviétique. Mais les États-Unis imposent leur point de vue : un poste de Secrétaire général chargé du fonctionnement civil de l'OTAN est créé, mais la présidence du Conseil demeure séparée ; en revanche, à la satisfaction des Français, c'est Paris et non pas Londres qui est choisie pour être le siège de l'OTAN, décision appuyée notamment par Eisenhower. Ces articles résultent très largement de l'insistance de la France à permettre ces accords régionaux. De Gaulle’s 1966 decision to withdraw France from NATO’s integrated military command sent shock waves through NATO’s member states.