Son éducation est confiée à l'affranchi de son père Rachid qui assure une sorte de régence. Mais la moitié sud n’est pas en reste. L’anarchie est alors à son paroxysme. Plus au nord, à Tétouan et à Chaouen, apparaît une sorte de taïfa à dominante andalouse, peuplée par les réfugiés venus de l'ancien royaume de Grenade (conquis par les Espagnols catholiques en 1492), et dirigée par une femme nommée Sayyida al-Hurra[75]. En 1921, la tribu berbère des Beni Ouriaghel de la région d'Al-Hoceïma, sous la conduite d'Abdelkrim al-Khattabi, se soulève contre les Espagnols. La pastilla est un monument de la cuisine marocaine, synonyme de raffinement et délicatesse. Des animaux sauvages (lion de l'Atlas, ours de l'Atlas, panthère de Barbarie) sont capturés pour être expédiés à Rome pour les Jeux du Cirque. Le roi fait alors approuver une nouvelle Constitution par référendum, qui redéfinit entre autres le rôle du gouvernement et officialise l'usage de la langue amazigh au côté de l'arabe. Les tensions liées à cette décision éclatent au lendemain de la mort de Mohammed IV et à l'avènement de son successeur Hassan Ier en 1873. Puis Maysara, se conduisant comme un tyran, est déposé et tué par les siens, et remplacé par Khalid ibn Hamid al-Zanati. Rapidement le nouveau souverain exprime son désir d’en finir rapidement avec les Almohades retranchés dans le Haouz, l’est des Doukkala et une partie du Souss. Dans d’autres registres, le palais de l’Alhambra est érigé sur les hauteurs de Grenade par les Nasrides et les Jardins de l'Agdal sont plantés à Marrakech (cf. Il est finalement défait et tué par les armées de son fils sur les rives de Oum Errabiaa. Cette structure gigantesque est destinée à abriter le souverain, sa Cour, son harem, sa garde personnelle et l'ensemble des hauts fonctionnaires et dignitaires de son administration. Ferdinand III de Castille soutiendra Abu al-Ala Idris al-Mamun tandis que les cheikhs de la hiérarchie soutiendront le fils de Muhammad an-Nasir, Yahya al-Mutasim. À cette même époque, les Vikings venus de la lointaine Scandinavie et menés par Hasting et par le prince suédois Björn Côtes-de-Fer, attirés par les ressources potentielles qu'offrent les rives du détroit de Gibraltar et de la Méditerranée occidentale, se signalent par leurs incursions dévastatrices sur les côtes nord du Maroc (notamment dans les régions d'Asilah et de Nador)[33]. Ce « coup de Tanger » entraîne une poussée de germanophobie en France et la démission du ministre français des Affaires étrangères, Théophile Delcassé. Certes, il dure longtemps et paraît inaccessible mais le jeune Robert de Niro et la mise en scène générale valent largement le détour. Le sultan envoie l'un de ses plus brillants généraux, le Pacha Djoudar, à la conquête de l’Empire songhaï du Mali qui devient après la bataille de Tondibi et la défaite des Songhaï, le pachalik marocain de Tombouctou et du Bilad as-Sûdan (le Soudan occidental traversé par le fleuve Niger, par opposition au Soudan oriental où coule le Nil), incluant les prestigieuses cités de Gao et de Djenné. Après le retrait d'Allal El Fassi, l'abandon de cette idéologie se confirme par la reconnaissance officielle par Rabat de la République islamique de Mauritanie nouvellement indépendante. En 298 à Tingis, sous le règne de Dioclétien, le centurion Marcellus est décapité, ce qui en fait un martyr plus tard canonisé sous le nom de Saint Marcel[14], de même que Cassien de Tingis considéré également comme saint par l'Eglise catholique et par l'Eglise orthodoxe. En 2016, Rabat opère un virage stratégique en direction de la Russie et de la Chine, après des visites royales dans ces pays[190],[191]. Omar désincarcère alors le fils d’Abu l’Hasan, Abu Faris Abd al-Aziz ben Ali ou plus simplement Abd al Aziz. Durant les années qui suivent, il boute les Castillans hors de tous leurs établissements atlantiques jusqu’à Tanger. Des dizaines d'évêchés couvrent la région, s'adressant d'abord aux populations romaines des villes puis aux romanisés des campagnes, en dépit des persécutions infligées par les autorités impériales. La rigueur morale de ces « Voilés » et leur attachement aux valeurs islamiques attirent les nombreux déçus du climat d'anarchie ambiant et Youssef Ibn Tachfin constitue sans mal une armée de 20 000 hommes qu'il arme d'arbalètes. Le gouverneur d'Espagne Uqba ibn al-Hajjaj intervient en personne mais ne parvient pas à reprendre Tanger, tandis que Maysara s'empare du Souss dont il tue le gouverneur. Mohamed Hassan El Ouazzani, alors en exil intérieur au Sud marocain, rival d'Allal El Fassi depuis 1934, fonde son propre parti, le modeste PDI (Parti démocratique de l'indépendance). L'habileté du makhzen est de savoir tenir à distance les convoitises conjuguées de l'impérialisme européen et de jouer des rivalités entre les puissances. L'armée est le premier champ de ces réformes structurelles. Maroc. Ces signaux différents entre les individus du Néolithique ancien et ceux du Néolithique tardif indiquent que la propagation des pratiques agricoles en Afrique du Nord a impliqué à la fois une diffusion culturelle et démique depuis l'Europe[7]. Lorsque les Romains prennent pied en Afrique vers le IIe siècle av. Cette décision ne suffit pas à enrayer les inégalités sociales qui déclencheront la colère de la population à travers les émeutes de 1981 à Casablanca et de 1984 à Marrakech et dans le Nord (Tétouan, Al Hoceima, Nador). L'Istiqlal et, dans la mesure de ses moyens le PDI, vont organiser des réseaux clandestins à travers de nombreuses régions avec comme objectif ultime l'obtention finale de l'indépendance. À côté des États théocratiques soufis de Dila et du Tazeroualt, le chef de guerre El-Ayachi, meneur du jihad dans les provinces atlantiques, se taille un fief important dans le Gharb. Ces familles sont expulsées de Kairouan en raison des persécutions infligées par l'émir aghlabide Ibrahim Ier. Le 3 mars 1961, à la mort de son père, le prince Moulay Hassan est proclamé roi du Maroc sous le nom de Hassan II. Cette période se caractérise par la maîtrise de la production d'outils présentant des pédoncules destinés à faciliter l'emmanchement. L'ordre est finalement rétabli par Mohammed III (1757-1790), qui restaure l'unité du pays et réimpose tant bien que mal l'autorité du makhzen sur l'ensemble de l'Empire. Le soutien du sultan ottoman Murad III aux prétentions des deux princes saadiens peut paraître paradoxal en raison de la nature conflictuelle des relations maroco-turques, mais Abdelmalik puis son frère savent exploiter intelligemment cet appui décisif pour récupérer le trône et éliminer leur neveu Mohammed el-Mottouakil (fils d’al-Ghalib), qui de son côté s’était allié au Portugal, lequel n'avait pas encore renoncé à ses rêves d'expansion coloniale au Maroc. L'une des premières mesures du nouveau roi est de démettre Driss Basri de sa fonction de ministre de l'Intérieur (qu'il occupait depuis 1979) mais de maintenir El Youssoufi à son poste de Premier ministre jusqu'en 2002. C’est la bataille de Las Navas de Tolosa que l’histoire retiendra comme l’événement charnière de la Reconquista. Le règne de Moulay Ismail correspond à une période d'apogée exceptionnelle de la puissance marocaine[102]. Dans le sillage de la prise de Marrakech, des corps expéditionnaires permettent la conquête de tout le Sud de la péninsule (Grenade, Séville, Cordoue…) puis de Badajoz. Le plus connu de ces Africains au service de Rome est le général Lusius Quietus. En 1871, Mohammed IV envisage de demander l'assistance des États-Unis du président Ulysses S. Grant, sortis depuis peu de leur guerre de Sécession, sous forme d'un protectorat américain sur l'Empire chérifien[127], afin de se soustraire aux pressions anglo-espagnoles (la France étant momentanément absente de la scène nord-africaine en raison de sa défaite face aux Allemands en 1870). Le Maroc se distingue comme faisant partie des pays arabes ayant envoyé un contingent au Koweït aux côtés des Occidentaux pendant la guerre du Golfe, malgré les fortes manifestations populaires dans les rues marocaines en faveur de l'Irak de Saddam Hussein. La communauté chrétienne de Tingitane semble demeurer fidèle au catholicisme et reste en dehors de la querelle du donatisme qui agite les provinces voisines, notamment l'Afrique proconsulaire et la Numidie. Mais Abd El Moumen et El Béchir contrarient ce plan et profitant de l'effet de surprise, ils parviennent même à assiéger ponctuellement Marrakech, capitale almoravide. Les Berbères du Moyen-Atlas, notamment les Aït Oumalou, se regroupent sous la direction du chef de guerre mystique Boubker Amhaouch et forment une grande coalition tribale à laquelle se joignent également une partie des Aït Idrassen avec Bouazza Bennacer al Mtiri ainsi que les Rifains et la puissante zaouïa d'Ouezzane[115]. Ces unités sont principalement réparties dans le triangle Tingis-Sala-Volubilis, dispositif appuyé par d'importants camps militaires comme ceux d'Oppidum Novum (Ksar el Kébir), de Thamusida (près de Kénitra), de Tocolosida au sud de Volubilis, et par les structures défensives de la région de Banasa dans la vallée de l'Oued Sebou. Néanmoins la plus grande partie du Maroc portugais est reconquise par les Saadiens en 1541. Certains renégats accèdent à de très hauts postes de responsabilité, comme Mustapha Bey qui devient commandant suprême des sipahis et assure la sécurité des portes du palais sultanien[86].Le Diwân du sultan, composé des ministres et des secrétaires du souverain, contrôle efficacement l'ensemble des rouages et des institutions de l'État. Il décède en 1244, tué par des milices chrétiennes au service des Almohades. Depuis, le Maroc a toujours gardé, si ce n'est une indépendance absolue, du moins une très forte autonomie[2]. En Andalousie, la fin de la période almoravide a permis la résurgence autonomiste des royaumes de taïfas et un regain de vigueur des chrétiens. Tout au long de son bref règne, il tentera de faire évincer un à un les vizirs jugés encombrants mais c’est des mains d’un de ces derniers, le grand vizir Omar, qu’il périra en 1366. À l’issue de cette bataille, la dynastie se concentre sur la frange nord-orientale du Maroc afin de protéger le pays des invasions ottomanes, comme en témoignent les importants borjs et ouvrages de fortification militaire de Fès et de Taza. Moulay Abd ar-Rahman (1822-1859) essaie de sortir l'Empire chérifien de son isolement extérieur, mais ses volontés sont contrecarrées par les premières agressions du colonialisme européen moderne. C'est ainsi que Lalla Maghnia et le Sahara central touchant la frontière du Mali, le Touat, Tidikelt, la Saoura, Béchar, Jorf Torba, Abbadia, Métarfa, Hassi Regel, N'khaila, El Hamira, Kenadsa et Timimoun, passent peu à peu sous contrôle français. Elles assurent le maintien de la Pax Romana et la défense de la province contre les peuplades insoumises. Cette civilisation du Maroc pré-saharien se caractérisait par un important brassage entre les Haratins, les Berbères, les Hébreux et un peuple mystérieux dit du "Cœur de la Mer" selon l'expression employée par les manuscrits anciens du Draâ[20],[21]. A noter que, fin des années 40, vivaient environ 250000 juifs au Maroc, 120000 en Tunisie, 150000 en Algérie. Sous le règne d'Ismaïl Meknès se dote d'une véritable cité privée qui s'inscrit dans la tradition des anciennes capitales califales de l'Islam classique comme Samarra ou Madinat al-Zahra, avec ses ensembles de palais (Dâr-el-Kbira, Dâr-al-Makhzen), de bassins (Agdal), de mosquées, de jardins, de forteresses et de portes monumentales. La principauté accueille des dizaines de milliers de Morisques à la suite de leur expulsion d'Espagne en 1609[99]. La France quant à elle, désireuse de constituer en Afrique du Nord un territoire homogène signe, en 1863, une convention franco-marocaine. La tribu en question est une tribu zénète dont les origines sont issues des Wassin[68]. L'impact d'un tel événement influe sur la structuration forte du mouvement nationaliste marocain qui réclame désormais ouvertement l'indépendance et l'abrogation du traité de Fès. Quelque soit la vraie version, on ne peut nier que le thé occupe désormais une place fondamentale dans les habitudes de consommation des marocains. L'armée marocaine menée par le prince Sidi Mohammed ben Abd ar-Rahman est défaite à la bataille d'Isly par les troupes du maréchal Bugeaud pendant la campagne militaire française du Maroc de 1844, tandis que la flotte française commandée par le prince de Joinville, fils du roi Louis-Philippe Ier, bombarde Tanger puis Mogador. Ils arrachent Alger, Miliana, Gafsa et Tripoli aux Almohades et subventionnent des tribus arabes d’Ifriqiya qui s’en iront mener des razzias dans tout le Maghreb médian et descendront même jusque dans les oasis du Drâa, avec l'aide de Turcomans commandés par Qaraqûch, officier de la caste des Mamelouks d'Égypte[60]. Les vidéos qui suivront seront diffusées mensuellement sous un format de 9 minutes. Son aura grandissante suscite de jour en jour davantage d'inquiétudes de la part des Almoravides qui lancent contre lui en 1121 une expédition militaire commandée par le gouverneur du Souss, Abou Bakr Ben Mohammed El-Lamtouni. Un khalifa, représentant du sultan à Fès[85], exerce la fonction de vice-roi sur les provinces du nord et sur les marches orientales face à l'Empire ottoman. Dans les villes se développent des groupes combattants adaptés au milieu urbain, tels que le Croissant noir (proche du PDI et du PCM), et l'Organisation secrète (liée à l'Istiqlal)[158]. Abd El Moumen succède d'abord secrètement au fondateur de la secte et privilégie une politique d'alliance avec les tribus de l'Atlas. L’autre rupture que marque l’accession au pouvoir des Mérinides est l’abandon du leitmotiv de la purification religieuse au profit d’une conception de la conquête du pouvoir plus classique, plus conforme à l’identité tribale des protagonistes. Dès 1227, toutes les tribus entre le Bou Regreg et la Moulouya ont fait allégeance aux Mérinides. Plus de 12 mille exemplaires vendus en moins de 4 mois. Au IIIe siècle, l'Empire romain recule territorialement. Habité dès la préhistoire par des populations amazigh, le Maroc et son territoire ont connu des peuplements phéniciens, carthaginois, romains, vandales, byzantins et arabes. L'attrait des richesses provenant du commerce du Sud (le Sahara) vers le Nord (l'Occident) va attirer les convoitises de diverses tribus avec pour ville carrefour Marrakech qui deviendra naturellement la capitale de diverses dynasties, en particulier celles venant du Sud (Almoravides, Almohades, Saadiens) ; c'est la raison pour laquelle, toute l'histoire du Maroc (des Idrissides aux Alaouites) fut marquée par le commerce des richesses du Sud vers le Nord. Mieux ils ont attendu, et profité du débarquement américain de 1942 au Maroc, pour reprendre leur mouvement public de revendication. Plus au sud le cheikh Ahmed al-Hiba fils de Ma El Aïnin galvanise la résistance des tribus Chleuhs et Reguibat, et parvient à tenir toute la zone du Souss et de l'Anti-Atlas malgré les offensives des forces coloniales. Ces derniers se rallient même ponctuellement aux élites bourgeoises de Fès et de Tétouan, bien décidées à repousser ces tribus dont le puritanisme était aux antipodes des aspirations de raffinement et de luxe importées d'Andalousie. Les Maures cohabitent avec d'autres populations, comme les Gétules, cousins des Garamantes, ainsi qu'avec les Éthiopiens occidentaux, les Pharusiens et les Atlantes situés par Hérodote à proximité des monts de l'Atlas. Dès 1612, les gouverneurs de Tombouctou cessent d'obéir directement au sultan, et l’or du Mali ne parvient plus jusqu’à Marrakech malgré la tentative de reprise en main du Soudan marocain par le pacha renégat Ammar el Feta. Le Maroc obtiendra cependant un statut de partenaire avancé auprès des institutions européennes et sera un acteur incontournable du dialogue euro-méditerranéen. De retour au pays, la tribu retombe dans un anonymat relatif jusqu’à la cinglante défaite almohade de Las Navas de Tolosa à l’issue de laquelle les troupes mérinides iront défaire 10 000 soldats almohades. Après la fin de la campagne du Maroc qui dure plus de vingt ans le Maroc tomba sous protectorat français, cependant le sultan du Marocgardait tout de même un important statut durant toute cette période soit sur le plan social ou politique. Dès 1216, ils se faisaient payer tribut par les cités de Fès et Taza. Le sultan étend l'autorité chérifienne sur la Mauritanie jusqu'au fleuve Sénégal grâce au concours des émirs maures et hassanis de l'Adrar, du Trarza, du Tagant et du Brakna, réaffirmant la souveraineté du makhzen sur le pays de Bilad Chenguit et de Tichitt. Cette mission débouche sur la reconnaissance de l’autorité Califale Almohade et une alliance entre Almohades et Ayyoubides, qui se concrétise par la participation de la flotte marocaine aux opérations maritimes contre les Croisés (sur les côtes méditerranéennes du Proche-Orient et même en mer Rouge, où les navires almohades prêtés à Al-Adel mettent en échec l'expédition contre La Mecque organisée par Renaud de Châtillon en 1182)[65]. Les habitants de Salé et de Rabat renouent avec l'autonomisme corsaire, tandis que les pachas successeurs du puissant émir militaire Ali Ben Abdallah du Jaysh al-Rifi établissent une véritable dynastie qui contrôle Tanger et Tétouan. Abu al-Hasan ben Uthman est auréolé de gloire. Les vizirs wattassides s'imposent peu à peu au pouvoir. L'invasion de la France par les Allemands puis, en 1942, le débarquement américain sur les côtes marocaines, avaient atteint l'autorité de la métropole et jeté le discrédit sur le résident Charles Noguès, qui avait autorisé l'installation d'une délégation de la Commission allemande d'armistice à Casablanca en 1940, dans le cadre de la collaboration entre les autorités françaises de Vichy et le IIIe Reich. Toujours en 1965, Casablanca est agitée par de graves émeutes sociales violemment réprimées. Mais le décès de Hassan Ier, survenu au cours d'une expédition dans le Tadla en 1894, laisse le pouvoir au très jeune Abd-al-Aziz, fils d'une favorite circassienne du harem impérial du nom de Reqiya et originaire de Constantinople[131], qui par ses intrigues et son influence favorise l'ascension du grand vizir Bahmad ben Moussa[132]. Durant les années 1810, l'armée du makhzen essuie ainsi de lourdes défaites, notamment à la bataille de Lenda en 1818, entraînant la chute de Fès, et le repli du sultan sur les provinces côtières atlantiques qui lui sont restées fidèles. Finalement Louis XIII y renonce et un traité de paix est conclu en 1631 avec le sultan Al-Walid. Estevanico se rendra célèbre par sa découverte et son exploration de l'Amérique du Nord, depuis la Floride jusqu'aux confins du Mexique et de l'Arizona, dans les rangs des conquistadors hispaniques[77]. C’est le premier qui prend pour un temps l’ascendant, parvenant à s'emparer de Marrakech et à massacrer les cheikhs. « Le temps que l’on arrive à obtenir un rythme de croisière, ce sera deux vidéos par mois (…) Le récit ne sera pas chronologique, nous optons pour des thèmes qui continuent de faire écho« , précise Abdellah Tourabi. Tabit la vraie histoire (Telquel) Sexe, violence et politique.