Ils ont donc en main toutes les cartes pour se lancer à l’assaut l’année suivante. En Inde, l’affrontement entre Britanniques et Français s'effectue à travers leurs deux monopoles d’État : la Compagnie française des Indes orientales et la Compagnie britannique des Indes orientales. L’Europe napoléonienne en 1812. Après Rossbach, l’armée française subit un deuxième choc. Le vent tourne quand les Britanniques prennent Louisbourg en 1758, Québec en 1759 et Montréal en 1760. La garnison de Québec se rend aux Britanniques, par la capitulation de Québec, le 18 septembre. La guerre de Sept Ans (1756-1763) est un conflit majeur, le premier à pouvoir être qualifié de « guerre mondiale, ». Ce traité d’alliance[9], signé en mai 1756 à Versailles, vise à contrecarrer la montée en puissance de la Prusse et met fin à plusieurs siècles d’inimitié avec Vienne[10]. Loudon dirige alors son armée vers Halifax en Nouvelle-Écosse et attend là l’intervention de la marine. 1762 devait être l’année de l'effondrement pour la Prusse, ses adversaires tenant désormais la Poméranie et une large partie de la Silésie. En 1759, les Britanniques prennent la Guadeloupe, dans les Antilles, et mènent trois campagnes contre les fortifications françaises sur le continent. Cependant, il tient encore la majeure partie de la Saxe et de la Silésie qu'il doit à présent défendre, tandis qu'il lance ses unités dans des raids derrière les lignes russes afin de détruire certains de leurs entrepôts et de capturer des prisonniers. Contre les Autrichiens et en l'absence de son roi, elle subit une nette défaite à Landshut (23 juin) et un échec à Meissen. Les 13 vaisseaux mal fichus et mal servis qu'elle confie en hâte à l'amiral Byng ne lui portent pas bonheur : La Galissonnière le repousse mollement le 20 mai, mais cela suffit. La guerre de Sept Ans (1756-1763) La guerre de Sept Ans est la première guerre véritablement mondiale : on se bat sur plusieurs fronts, en Europe, en Amérique et en Inde. Avant même que la guerre soit déclarée, les Britanniques préparent un assaut contre les Français en Amérique et y dépêchent le major général Edward Braddock et deux régiments de l'armée régulière en 1755. Or, avec une dette passée de 1,36 milliard de livres en 1753 à 2,35 milliards en 1764, et des revenus diminués par la perte des colonies, les taux d’intérêts vont grimper en flèche et finir par vider les caisses. D’ailleurs, Choiseul est convaincu que les colonies de Nouvelle-Angleterre, qui n’ont plus besoin de protection militaire, ne tarderont pas à demander leur indépendance. Elle est principalement utilisée pour maintenir la paix intérieure et pour la conquête et la pacification des colonies. Cette marine rénovée prouvera son efficacité lors de la guerre d’indépendance américaine, où elle battra son homologue britannique en Amérique du Nord[60],[61]. et une attaque sur quatre fronts se prépare contre le fort Niagara, le fort Beauséjour sur Voir plus d'idées sur le thème Guerre de 7 ans, Guerre, Uniformes militaires. Par le Traité de Paris, D’un point de vue économique, le bilan est catastrophique pour tous les pays, principalement pour la France et la Grande-Bretagne. Les manifestations cliniques du scorbut entraînant une incapacité de manœuvrer des équipages de la marine à voile, de nombreux naufrages furent la conséquence d'un scorbut marin[69]. L'Autriche cédait définitivement la Silésie à la Prusse. Ensuite, Washington construit Fort Necessity le 12 juin 1754. Ce conflit, dont la Prusse et la Grande-Bretagne sont sortis vainqueurs, a eu des conséquences importantes sur l'équilibre des puissances européennes[5]. Rendez-vous sans plus attendre dans notre rubrique regroupant ces thématiques et découvrez de nombreuses oeuvres qui vont à coup sûr piquer votre curiosité. Or cette communication est menacée par la présence du fort britannique d’Oswego, sur la rive du lac Ontario. Dans la foulée, l’armée britannique prend le comptoir de Chandernagor aux Français le 23 mars 1757. Les hostilités éclatent dès 1756 alors que les deux camps se préparent à une guerre imminente. Après un été de manœuvres infructueuses, Wolfe provoque Montcalm en bataille le 13 septembre 1759, près de Québec, et lui inflige la défaite lors de la bataille des plaines d'Abraham. a guerre de Sept Ans (1756-1763) est un conflit majeur du xviiie siècle souvent comparé à la Première Guerre mondiale par le fait qu’il s’est déroulé sur de nombreux théâtres d’opérations (Europe, Amérique du Nord, Inde) et se traduit par un rééquilibrage important des puissances européennes. En effet, la France et l’Espagne montaient une expédition importante afin d’envahir la Grande-Bretagne quand les victoires navales des Britanniques en novembre 1759 à Lagos, Cameron (1969); L.H. Les Autrichiens, commandés par Charles de Lorraine, prennent l'avantage lors des batailles de Moys et Breslau et semblent sur le point de reconquérir la Silésie. En comparaison avec le rapport de forces antérieur, l’année 1756 voit un changement complet d’alliances en Europe : la Grande-Bretagne et la Prusse s’allient contre la France, l’Autriche et la Russie. Si, à elles deux, ces deux puissances eussent pu rivaliser avec la Grande-Bretagne aussi bien sur mer que sur terre au début de la guerre, la France ne dispose plus de forces terrestres ou navales suffisantes. Wolfe et Montcalm meurent tous les deux de blessures reçues pendant la bataille. La marine met aussi en échec le plan français d’invasion de la Grande-Bretagne. Sur la côte atlantique, une action combinée de l’armée et de la marine permet aux Britanniques de débarquer une armée de 14 600 soldats au sud de Louisbourg. Une fois ce jeu de chaises musicales diplomatiques terminé, les protagonistes se mettent immédiatement en ordre de bataille pour finir ce qui a été laissé en chantier en 1748 : la possession de la Silésie pour l’Autriche et la rivalité nord-américaine pour la France et la Grande-Bretagne. L’armée britannique rembarque et rentre en Grande-Bretagne après avoir caressé brièvement l’idée de débarquer à Cherbourg (le mauvais temps a contrarié ses plans). Les Français fondent leur revendication sur le traité d’Utrecht de 1713, qui stipule que les Iroquois ne sont pas des sujets de la couronne britannique. Au traité de Breslau, elle reconnaît la perte de la Silésie au profit de la Prusse, et au traité d’Aix-la-Chapelle, elle perd les duchés de Parme, Plaisance et Guastalla. Les Français n'ont pas conscience immédiatement, dans une Europe à ce moment conquise par la culture française, de l'importance de la victoire de la Grande-Bretagne à l'issue de cette guerre, qui non seulement consolide et agrandit son empire colonial britannique, mais qui renforce également la domination de la culture anglo-saxonne en Amérique du Nord (domination toujours d'actualité et qui s'est étendue au XXe siècle à l'échelle mondiale grâce à la superpuissance américaine). Profitant de ces offensives en Amérique centrale, la France tente de reprendre possession de certaines parties du Canada en vue des négociations de paix, mais cette expédition ne débouche sur rien si ce n’est la défaite de Signal Hill à Terre-Neuve le 15 septembre 1762 et les Britanniques restent maîtres du continent. En revanche, les Britanniques Autre vainqueur du conflit, la Prusse[53] est passée tout près du désastre mais a survécu et, mieux, a acquis un prestige important : elle s’impose comme un acteur majeur de l’équilibre politique des États allemands. La France de son côté, décide de ne pas augmenter dans un premier temps les taxes, mais de financer sa dette par des emprunts. Non seulement son territoire national n’a jamais été inquiété, mais sa flotte et son armée coloniale lui permettent de contrôler maintenant une grande partie de l’Amérique du Nord, de l’Inde et surtout de dominer les autres puissances sur les mers du globe. Beaucoup d’armées en campagne n’avaient pas assez de ravitaillement, voire des problèmes de paie, et ne se privaient pas de piller les territoires traversés. Si les Français cèdent, les Britanniques poursuivent. La résistance du colonel Monro fut héroïque, mais, sans espoir de renforts, la place fut prise et brûlée, les Français réussissant à faire 2 300 prisonniers. Dans la région du lac Champlain, Jean-Armand Dieskau, commandant des troupes régulières françaises arrivées en 1755, tente de capturer le Fort Edward, doit renoncer, est défait à la bataille du lac George par William Johnson ; blessé et fait prisonnier par les Britanniques, Dieskau sera remplacé par Louis-Joseph de Montcalm l'année suivante. Le conflit larvé entre la France et la Grande-Bretagne tourne autour de plusieurs points : Le point le plus important est sans conteste le contrôle de la vallée de l’Ohio. Son idée maîtresse est de profiter de sa position centrale pour défaire les trois alliés de manière distincte et sur un terrain de son choix. L'Autriche rêve de revanche sur la Prusse et de lui reprendre la Silésie. En revanche, cet été-là, les Britanniques lancent un assaut amphibie sur Louisbourg et ouvre ainsi le fleuve Saint-Laurent aux navires britanniques. Dans la foulée, le lac Champlain est conquis, mais la saison est trop avancée pour pousser encore plus vers le nord et vers Montréal. Après la victoire de Leuthen, Frédéric descend vers le sud à la poursuite de l’armée autrichienne mais ne parvient pas à se débarrasser définitivement de cet adversaire. Le point fort des Britanniques est la déjà fameuse Royal Navy. Le conflit commence en 1754 dans la vallée de l’Ohio, réclamée à la fois par les Français et les Britanniques. En avril 1756, plus de troupes françaises arrivent au Canada avec un nouveau commandant, le marquis de Montcalm. Elle a dû renoncer à ses conquêtes en Saxe et Pologne, son territoire est dévasté et ses pertes lourdes, mais elle conserve la Silésie. Elle est appelée L’offensive britannique s’effectue selon trois axes : Louisbourg, Fort Carillon, et Fort Duquesne. En outre, la prise de Marbourg ainsi que la perte de Glatz en Silésie ne sont que partiellement compensées par les deux victoires de Liegnitz (15 août) et Torgau (3 novembre), cette dernière étant extrêmement coûteuse et peu décisive[22]. La Prusse a aussi beaucoup souffert économiquement de ce conflit car elle a dû à la fois maintenir une armée énorme comparée à ses ressources en population, et mener la guerre sur son sol ou sur ses frontières, une partie de son territoire étant occupé. La Grande-Bretagne contraint l'Autriche à céder aux ambitions de la Prusse sur… L’année 1757 se finit encore à l’avantage des Français. L’armée française La dernière modification de cette page a été faite le 21 novembre 2020 à 08:51. En 1762, les Britanniques prennent la Martinique. Grands Lacs. Un deuxième acte d'agression est commis par l'amiral Edward Boscawen, qui établit un blocus à l'entrée du golfe du Saint-Laurent avec 11 vaisseaux de guerre et l'ordre d'intercepter et de détruire tout navire français[32]. Tous deux y périssent, mais le premier en vainqueur. Par ailleurs, la guerre a parfois laissé place à des actes barbares. Après la défaite des Français en Amérique du Nord, l'attention des Britanniques se porte désormais sur les Caraïbes. Les tentatives britanniques pour reprendre le fort seront des échecs. En conséquence, les armées de Siradj al-Dawla attaquent et prennent possession de tous les comptoirs britanniques du Bengale, y compris Calcutta, le 20 juin 1756. Elle avait réussi à s’allier avec de nombreuses et puissantes tribus algonquines, huronnes et montagnaises qui l'aidèrent dans son établissement, avec l'exception notable des Iroquois qui demeurèrent la plupart du temps fidèles alliés des Britanniques. L’armée et la marine française sortent affaiblies de cette guerre[59]. Heureusement pour la Prusse, les Russes subissent un nouvel échec devant Kolberg en septembre, qui les bloque effectivement, tandis que les Autrichiens échouent devant Breslau, en Silésie. Dans le sens des aiguilles d'une montre à partir d'en-haut à gauche : la, Situation des différentes puissances européennes, Frédéric II de Prusse à son apogée (1757), Difficultés de la France et de la Prusse (1759), Le « miracle de la maison de Brandebourg » (1760 à 1762), Début du conflit en Amérique du Nord (1754-1755), Prise de Québec et de Montréal (1759-1760), Attaques britanniques dans les Caraïbes (1761–1762), Basculement en Europe de l'Est : Russie et Pologne, Ce terme désigne de façon simple l'ensemble des possessions patrimoniales de la maison des Habsbourg d'Autriche, c'est-à-dire, outre les territoires autrichiens, le, « La guerre dite de Sept Ans, précédée dès 1754 de graves incidents dans la vallée de l’, Voir la célébration du traité de Versailles et le renversement des alliances sur le. Dans la nuit du 12 au 13 septembre, les Britanniques réussissent à débarquer une armée dans une zone non défendue et forcent Montcalm à livrer bataille. En mai, la Grande-Bretagne En 1756, Montcalm s’empare du fort britannique Oswego, sur le lac Ontario, prenant ainsi le contrôle des Au Canada, cette partie du conflit porte le nom de Guerre de la Conquête. Seul Frédéric II de Prusse en avait tiré profit et il désirait préserver la conquête de la Silésie contre une revanche que l'Autriche préparait presque ouvertement. Consultez des dossiers d’archives, des œuvres d’art contemporaines, des travaux de recherche et des documents juridiques pour mieux comprendre la façon dont ce … Plusieurs pays, dont la France, veulent profiter de cette entorse à la tradition salienne pour contester la puissance autrichienne. Un chapelet de fortins et de postes réunissait le Canada aux possessions du sud encerclant les Treize Colonies britanniques de la côte atlantique. En cela, même le théâtre secondaire de l’Inde n'a pas été épargné, les exactions sur la population ont été courantes, les soldats n’étant pas souvent payés. En réalité, ces termes furent employés originairement par Frédéric II de Prusse dans une lettre du premier septembre 1759 adressée à son frère. Le bilan humain, uniquement militaire, varie entre 600.000 et 700.000 morts. La guerre de Sept-ans est une résurgence du conflit entre la Prusse et l'Autriche. En 1713, Charles VI, empereur du Saint-Empire, fait adopter la Pragmatique Sanction[16] afin de s’assurer la transmission du trône à l'aînée de ses filles à défaut d'un héritier mâle. Au nord, l’armée française, sous les ordres de Soubise, se prépare à avancer vers le Hanovre et vers la Silésie. Nullement découragé par ses deux précédents échecs, Pitt organise une troisième expédition en direction de Cherbourg. Alors que le précédent grand conflit, la guerre de Succession d'Autriche (1740 – 1748), opposait principalement l'Autriche alliée à la Grande Bretagne et la Prusse alliée au Royaume de France, la guerre de Sept Ans oppose la France alliée à l'Autriche[4] et la Grande-Bretagne alliée à la Prusse. Les civils ont payé un tribut encore plus élevé au conflit : le nombre de morts dépasse certainement le million. L'inscription améliore votre expérience TCE avec la possibilité d'enregistrer des éléments dans votre liste de lecture personnelle et d'accéder à la carte interactive. Les méthodes britanniques en Amérique du Nord ont été parfois extrêmes, allant du cruel ravage des campagnes de la Nouvelle-France et ce juste avant l’hiver, au pur et simple « nettoyage ethnique » pratiqué à l’encontre des Acadiens (déportation)[65]. Sir J.S. Edward Boscawen et un escadron de la marine britannique tentent d’intercepter le convoi français, mais ne réussissent qu’à s’emparer de deux navires. L’hiver a été rude pour la garnison britannique de Québec et une offensive française, menée par Lévis, fait reprendre brièvement espoir au camp français après la victoire de Sainte-Foy (aux portes de Québec) le 29 avril. France cède également le Canada à la Grande-Bretagne, étant donné qu’il vaut moins, du point de vue économique, que les îles des Antilles où l’on cultive la canne à sucre et celles du nord de l’Atlantique où l’on pratique la pêche. Eccles, William John. Les forces de la Nouvelle-Angleterre rassemblent et déportent Les nombreuses campagnes menées en Europe centrale ont beaucoup touché les civils (pillage, famines, taxes supplémentaires). Frédéric II décide alors de concentrer ses forces et d’attaquer ses ennemis un par un. Malgré la Proclamation royale de mai 1763 qui accordait une réserve indienne, la guerre se poursuivit encore durant trois ans et mena à une impasse militaire pour les deux camps. Les cinq comptoirs de Pondichéry, Karikal, Yanaon, Mahé et Chandernagor sont certes rendus aux Français, mais avec interdiction de les fortifier ou d’y stationner une armée. Sur le plan … Pourtant, début juillet, Broglie parvient à prendre la ville de Minden, important centre de ravitaillement, et ainsi fournit à l’armée française un point d’appui pour reconquérir le Hanovre. La guerre de Sept Ans pose donc la fondation biculturelle du Canada moderne. L’Autriche du XVIIIe siècle s'est isolée diplomatiquement. Revigoré par ce retournement de fortune inespéré, Frédéric remporte une dernière victoire contre le maréchal Daun à Burkersdorf (21 juillet), puis la ville de Schweidnitz est reprise le 9 octobre et, sous le commandement de son frère Henri, l'armée prussienne repousse l’armée autrichienne de Silésie lors de la bataille de Freiberg (29 octobre). Remaniement des empires coloniaux britannique, français et espagnol. Elle concerne en effet les grandes puissances européennes de cette époque, regroupées en deux systèmes d'alliance, et a lieu sur des théâtres d'opérations situés sur plusieurs continents, notamment en Europe, en Amérique du Nord et en Inde. En parallèle, il faut considérer les nombreux cas de typhus et particulièrement de scorbut constatés sur les navires européens à cause du manque de vitamine C des vivres embarquées du XVe au XVIIIe siècles, pour des raisons liées à la conservation des aliments[66],[67],[68]. L’armée de Braddock est détruite par un petit détachement de soldats français et de guerriers autochtones. L’Autriche, quant à elle, connaît les mêmes problèmes de finances mais baisse volontairement les effectifs de son armée pour diminuer de manière drastique ses dépenses militaires. Le 21 mars 1757, la France conclut une convention avec la Suède pour maintenir les résultats de la paix de Westphalie[11]. La marine est aussi réformée, grâce à l'action de Choiseul, qui s'appuie sur le sursaut patriotique des Français et leur volonté de revanche. Début juin, une armée de 80 000 hommes aux ordres de Contades et Broglie pénètre en Hanovre. Mais cette brève campagne a pris plus de temps que prévu : il n’y aura pas d’autres offensives pour cette année puisque l’hiver arrive. Pour la première fois, la Russie a joué un rôle d'arbitre dans un conflit ouest-européen. Le conflit témoigne de la rivalité commerciale et impériale entre la Grande-Bretagne et la D’un point de vue diplomatique, la Grande-Bretagne s’impose comme la grande puissance mondiale dominante. Le 8 septembre, John Mordaunt et Edward Hawke quittent la Grande-Bretagne et, le 23 septembre, prennent l’île d’Aix, mais Rochefort est imprenable et l’expédition retourne bredouille le 1er octobre. Les Britanniques s'assurent d'une position dominante en Inde. En Amérique du Nord, la Grande-Bretagne et la France, empires rivaux, luttent pour la suprématie. Ces troupes, sous le commandement du Baron Jean Armand de Dieskau. En Europe, la Grande-Bretagne envoie des troupes pour aider la Pruss entourée par l’ennemi. L’armée française n’est pas encore anéantie. L’élimination de la France en tant que puissance en Amérique du Nord accroît la confiance des colons de Nouvelle-Angleterre, puisqu’ils n’ont plus besoin de la protection de l’armée britannique. La bataille décisive a lieu au Fort Wandiwash : le 22 janvier 1760, l’armée britannique y défait les troupes françaises. En 1761, le ministre de la guerre, William Pitt, est démis de ses fonctions par le nouveau roi, George III, et les négociations Malgré les victoires britanniques militaires et marines, la Grande-Bretagne croule sous une dette nationale colossale en 1760. Cet accrochage au pays de l'Ohio engendre à partir de 1756 un conflit que Winston Churchill regardera comme la première guerre mondiale de l'histoire. Son armée s'est battue plus vaillamment et efficacement que les Prussiens ne s’y attendaient, et a permis la libération de la Saxe. de paix débutent. Le traité de Paris (1763) et l'Amérique du NordPrincipales dispositions et les résultats du traité de Paris de 1763. L’armée russe s’impose en outre à la bataille de Gross-Jägersdorf le 30 août mais est arrêtée à Kœnigsberg et ne peut envahir la Prusse orientale[22]. Grâce aux subsides anglais et au retrait imprévu de la Russie, elle a réussi à résister suffisamment longtemps pour que ses ennemis, eux-mêmes épuisés, sortent du conflit[54]. L’élimination de la France en tant que puissance en La guerre de Sept Ans est considérée comme la première guerre mondiale par de nombreux historiens. Les Britanniques connaissent encore moins de succès sur terre. En 1763, alors que des négociations se tiennent entre les belligérants, la Prusse occupe presque tous les territoires qu’elle tenait à la fin de 1756, comprenant notamment le nord de la Saxe et la Silésie à l’exception de Glatz. Elle est menée en Europe, en Inde et en Amérique, ainsi qu’en mer. En Inde, les affrontements précédents ont tourné plutôt à l’avantage des Français mais les princes indiens, prompts à changer d'alliance, modifient en permanence l’équilibre existant. La rébellion de Pontiac commença ainsi le 7 mai 1763 en tant que prolongement immédiat de la guerre de Sept Ans, dans le but de chasser les Britanniques hors de l'ex-Nouvelle-France. L’offensive française vers le Hanovre, dorénavant dirigée par le maréchal d'Estrées à la tête d’une armée coalisée de 100 000 hommes, progresse bien face aux Britanno-Hanovriens. Le siècle le plus tragique est bien le XVIIIe siècle, les guerres navales ayant pris une ampleur mondiale : la Royal Navy perd, à elle seule, 75 000 hommes par maladie (scorbut, typhus...) au cours de la guerre[70]. lac Champlain affronte les Français près du lac George, capturant Dieskay, les Britanniques décident d’abandonner la campagne contre le fort Saint-Frédéric. Profitant de renforts en provenance d’Europe, le nouveau général en chef britannique, le colonel Eyre Coote, reprend un certain nombre de possessions autour de Madras. Le 8 septembre, les Britanniques font une offensive sur Montréal et la ville est occupée. Washington attire un petit détachement français dans une embuscade, mais est ensuite défait par une autre force française, plus nombreuse. Cependant, face à un grand nombre de Canadiens et de Français sous le commandement du frère de Jumonville, il capitule le 4 juillet 1754 à la bataille de Fort Necessity[30]. Parallèlement la paix de Paris signée le 10 février avec le Royaume-Uni, consacrait la fin de l'empire colonial français au bénéfice du Royaume-Uni qui s'emparait du Canada, de l'Acadie, de la partie est de la vallée du Mississippi, de plusieurs îles des Antilles (La Dominique, Saint-Vincent, Tobago, La Grenade) et des pos…