Le 25 septembre 1506, la mort de son frère la rappelle aux Pays-Bas, afin de remplacer Jeanne de Castille, qui refuse de se séparer de son défunt mari pour s’occuper de ses enfants. La jeune Marguerite étant encore en âge de se marier puisqu'elle rentre dans les Pays-Bas à l'âge de 13 ans, son père, dans le but de lutter contre la France, se rapproche des Rois catholiques et négocie deux mariages : celui de son fils Philippe avec Jeanne de Castille, (plus tard dite "Jeanne la Folle"), et celui de Marguerite avec l'infant Jean d'Aragon, héritier des royaumes de Castille et d'Aragon. Un nouveau mariage fut alors décidé pour Marguerite. Elle semble parfaitement consciente du pouvoir que les images peuvent avoir sur les esprits et elle n’hésite pas à se représenter à l’égal des nombreux hommes de son entourage. Elle est rejointe à Hesdin par Anne de France, fille de Louis XI et régente du Royaume, et par son mari, Pierre de Bourbon pour ensuite, être conduite à Amboise le 22 juin, où les fiançailles avec Charles VIII sont célébrés[4]. Marguerite d'Autriche (1480-1530), fille de Marie de Bourgogne (1457-1482) et de l'empereur Maximilien I er et petite-fille du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, portait ainsi le nom de Marguerite de Bourgogne (ou de Flandre) lorsqu'elle fut fiancée au dauphin Charles, fils de Louis XI de France. La vie de Marguerite est ainsi ponctuée de nombreux rebondissements et elle n’a pas toujours eu la possibilité d’influer sur sa destinée mais, lorsque son père lui confie les rênes des Pays-Bas, Marguerite peut enfin mettre en avant tous ses atouts et occuper une réelle fonction politique. Le jeune homme de profil, tenant un singe sur l’épaule, à côté du roi Ferdinand pourrait être le portrait de l’Infant Don Juan. Adoration des Mages (Retable de Cervera), détail, vers 1496, Juan de Flandes (Cervera de Pisuerga, église Santa Maria del Castillo, chapelle Sainte-Anne). «Une grande dame, plus flamande que savoyarde». Sa dépouille est portée au monastère de Brou en mai 1532 où elle se retrouve aux côtés de son défunt mari. Pour naviguer sur ce site, vous acceptez notre politique de cookies. Souverain de Saint Empire romain germanique, Maximilien est représenté auprès de sa famille : sa première épouse Marie de Bourgogne, leur fils Philippe et ses deux enfants Charles (futur Charles-Quint) et Ferdinand, ainsi que le fils adoptif de l’empereur, Louis, héritier du royaume d’Autriche-Hongrie. En effet, elle est fortunée d’être née dans une famille aussi prestigieuse mais elle est infortunée dans ses mariages[24]. L’Artois et la Franche-Comté sont donnés en dot à Marguerite d’Autriche promise en mariage au dauphin Charles. Après la mort prématurée de Marie en 1482, il dut d’abord se battre pour obtenir la régence jusqu’à la majorité de son fils Philippe et défendre les intérêts politiques de sa famille. Cette dernière deviendra régente des Pays-Bas à la mort de son frère Philippe et pendant la minorité de son neveu Charles, le futur empereur Charles V. Marie de Bourgogne meurt accidentellement à l’âge de 25 ans le 27 mars 1482, des suites d’une chute de cheval lors d’une chasse au faucon en compagnie de son époux. Maximilien étant régent suite à la mort de son fils Philippe et a la minorité de son petit-fils Charles, nomma sa propre fille, Marguerite, gouverneur général des Pays-Bas. Maximilien obtient par ce mariage une bonne partie des États bourguignons qui comprend notamment la Flandre et l’Artois. Ensuite, nous pouvons l’analyser en insistant sur un mot en particulier : « Fortune infortune FORT une », qui se traduit comme suit : le sort (Fortune) met dans le malheur (l’infortune) fort une femme (Marguerite), ou encore le destin accable fort une personne[24]. Philibert finira par épouser Marguerite, la fille de Marie et de Maximilien ! « Cette bonne femme est le vrai grand homme de la famille », écrit Michelet dans Renaissance et Réforme. Son mariage avec le duc de Savoie, enfin, lui a assigné un douaire de douze mille écus par an, assis, après le traité de Strasbourg, sur les comtés de Bâgé, de Romont et de Villars, ainsi que les pays de Bresse, Vaud et Faucigny, dont elle obtient la souveraineté à titre viager. Par ce coup habile, le futur empereur ajoutait à ses propres possessions des territoires d’un grand poids politique et économique. La construction débute en 1506 et finit en 1512. Le 27 mars 1482, à la mort de Marie de Bourgogne, l’intrigant Louis XI, roi de France, fait main basse sur l’Artois, la Franche-Comté, le Charolais, le Mâconnais et l’Auxerrois, et pour légitimer son coup de force, négocie avec le jeune Maximilien les fiançailles de son fils unique, le Dauphin Charles avec Marguerite, descendante des ducs de Bourgogne (Traité d’Arras). Elle y reçut une éducation princière qui lui permit d’affirmer son goût pour la poésie, la musique et la danse. Marguerite d’Autriche, histoire de la princesse pas de chance Au cœur des tractations diplomatiques à l’orée de la Renaissance, le destin tourmenté de Marguerite d’Autriche imprègne le monastère dont elle lança la construction suite à la disparition de son troisième époux bien aimé. Pour mettre fin aux actions de Louis XI et régler une fois pour toutes la succession de Charles le Téméraire, Gand et les Etats imposent à Maximilien le Traité d’Arras(23-12-1482) : 1. Jean Lemaire de Belges, dans ses écrits, fait un tableau du couple princier, vivant une existence large et agréable où se combinent à la fois le soin des affaires publiques, plus spécialement réservé à Marguerite, et le divertissement de la chasse, du jeu, des joutes et de la bonne chère, qui occupe le plus clair du temps du duc: Mais ce bonheur est éphémère : le 10 septembre 1504, Philibert meurt à vingt-quatre ans, des suites d'un accident de chasse. Son jardin à l'italienne, notamment, est une véritable révolution dans les palais de l'époque. Mariage de Maximilien de Longueval avec Marguerite de l'Isle. Durant son séjour, Juan de Flandes fit une telle impression sur Isabelle de Castille qu’elle le nomma peintre de cour la même année, après l’Anglais Antonio Inglés et Michel Sittow, originaire de Reval (Tallin), mais formé à Bruges, il fut le troisième peintre d’Europe septentrionale à la cour de Castille. Le roi de France s’est montré réticent à rendre Marguerite à son père car il ne voulait abandonner « fille ne fillette, ville ne villette »[9]. Marguerite d'Autriche (1480-1530), fille de Marie de Bourgogne (1457-1482) et de l'empereur Maximilien I er et petite-fille du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, portait ainsi le nom de Marguerite de Bourgogne (ou de Flandre) lorsqu'elle fut fiancée au dauphin Charles, fils de Louis XI de France Le peintre est connu comme le « Maître de la Légende de Saint Joseph » et on sait qu’il avait été admis à la guilde des peintres à Anvers en 1493. En 1515, pressé par une inextricable affaire de complot en Aragon impliquant ses deux grands-pères, Maximilien et Ferdinand, les chevaliers de la Toison d'or, au premier desquels Don Juan Manuel de Belmonte et son précepteur, le seigneur de Chièvres, Charles demande son émancipation et décharge sa tante de toute responsabilité. Marie, fille unique et héritière de Charles le Téméraire n’a que 20 ans lors de la tragique mort de son père devant Nancy. Son château de Malines (Hof van Savoye, actuel palais de justice) témoigne d'une esthétique mêlant subtilement les éléments traditionnels du gothique brabançon et de la Première Renaissance. La fiancée, en bas-âge, sera livrée à la France avec pour dot l’ensemble des … C'est un joyau gothique flamboyant, à la haute toiture de tuiles vernissées et colorées. Duchesse de Savoie, régente des Pays- Bas. La "petite reine" a pour compagne de jeu la princesse Louise de Savoie, fille du prince Philippe de Savoie et de Marguerite de Bourbon. Afin d’affirmer sa place au sein de la dynastie austro-bourguignonne, elle n’hésite donc pas à rappeler ses origines dans l’entièreté du monastère. Dans le personnage tenant un sceptre de cristal, à côté du roi Balthazar, on reconnaît un portrait du roi Ferdinand d’Aragon ; le mage Gaspard, agenouillé, représente l’empereur Maximilien I de Habsbourg. Cette nouvelle construction nous en dit long sur son intention d’y passer ses derniers moments, désirant se retirer de la vie politique. Les deux souverains sont montrés dans les jardins du palais de Coudenberg à Bruxelles, résidence des ducs de Bourgogne, plus spécifiquement dans la zone où les tournois avaient lieu. — Alliances matrimoniales entre les maisons d'Espagne et d'Autriche. En avril 1497, elle épousa l'infant don Juan, qui mourut peu après. La Vierge à la fontaine, 1439, Jan van Eyck, (Anvers, Koninklijk Museum). Philibert II de Savoie épouse en 1501 Marguerite d'Autriche, fille de Maximilien Ier de Habsbourg et de Marie de Bourgogne. Il confie de nouveau le gouvernement des Pays-Bas à sa tante, charge qu'elle gardera jusqu'à sa mort, malgré sa propension à s'entourer de conseillers savoyards, bressans ou franc-comtois, dont Nicolas Perrenot de Granvelle, ce que les Flamands lui reprochent. Au sein de sa collection artistique, elle rassemble pas moins de cent septante-six peintures, cent trente tapisseries, sept images brodées, cinquante-deux sculptures et quarante-six objets contenant de l’or, de l’émail et/ou des pierres précieuses[21]. Le seul domaine où Maximilien recourait volontiers et fréquemment au savoir-faire des maîtres flamands était celui des enluminures. Jeanne d’Aragon et de Castille, vers 1500, Juan de Flandes (Vienne, Kunsthistorisches Museum). Cette fortune considérable la met à l'abri du besoin et lui permet de mener une politique de mécénat intense. Sa vie est un roman. Pour Maximilien, l’ambitieux rejeton de la Maison d’Autriche, le mariage avec Marie de Bourgogne, l’unique héritière des États bourguignons, le plus riche et puissant duché d’Europe, était capital. Voulant réaliser le vœu de sa belle-mère, Marguerite de Bourbon, qui avait également voulu ériger un monument pour son époux, elle utilise les moyens importants dont elle dispose afin de construire le monastère. Tous la respectent et recherchent son alliance. Ce n'est pas à propos d'un inventaire d'objets d'art et de meubles qu'il convient d'écrire l'histoire de Marguerite … Afin de mettre fin à cette rivalité sans fin, Marguerite communique régulièrement avec Louise de Savoie et elles finissent toutes deux par se revoir afin de trouver un accord, une alliance. A propos de Marie de Bourgogne Le seul enfant de Charles le Téméraire de Bourgogne et Isabelle de Bourbon, Marie de Bourgogne est devenu maître de ses terres après la mort de son père en 1477. Au cours de sa vie, Marguerite d’Autriche a endossé de nombreux qualificatifs et rôles qu’elle n’a pas toujours choisis ; d’abord « orpheline » à trois ans, puis dauphine, reine de France, répudiée, future reine d’Espagne, veuve, duchesse de Savoie, veuve, puis mère de substitution, gouvernante des Pays-Bas et enfin, régente. En 1504, après la mort d’Isabelle-la-Catholique, Jeanne fut nommée reine de Castille, et son père Ferdinand fut régent jusqu’à leur retour des Pays-Bas en Espagne en 1506. Elle révèle la pensée intime de Marguerite et bien évidemment, sa pensée politique. Promise au Dauphin de France, le Futur Charles VIII, elle fut élevée, dès l’âge de deux ans, à Amboise et au Plessis-lès-Tours où résidait la cour de France. Elle a exercé les fonctions de gouverneur des Pays-Bas après le décès de sa mère et avant que son neveu (le futur Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique) soit en âge de régner. Elle refuse de se marier de nouveau, malgré les propositions faites par son pére et son frère. La Savoie sort de l'orbite française pour entrer dans celle de la maison de Habsbourg[14]. Le 3 décembre 1501, elle épouse le duc de Savoie et tombe sous son charme. Marguerite, par l'intervalle de son père, l'empereur et suzerain du duché de Savoie, fait déclarer nul l'acte de légitimation que Philibert avait signé en faveur de René. Issue de la dynastie de Trastamare, Jeanne était le troisième enfant des Rois Catholiques, Ferdinand II d’Aragon (1452-1516) et Isabelle Ire de Castille (1451-1504). Deux fils naquirent de cette union Philippe dit le Beau né en 1478 et Marguerite née en 1480. Marguerite d’Autriche et l’héritage bourguignon, Michel-Ange à Rome : fresques de la Sixtine. Elle accueille et pensionne des peintres comme Pieter van Coninxloo, Nicolas Rombouts ou Bernard van Orley. Marguerite de Habsbourg, archiduchesse d'Autriche (née le 10 janvier 1480 à Bruxelles, morte le 1er décembre 1530 à Malines), fut successivement princesse de Bourgogne, fille de France, infante d'Espagne et duchesse de Savoie. Marguerite est alors sûre d'être reine, et pour la conforter, Charles l'avait fait peindre par Jean Bourdichon, peintre officiel de la cour[6]. La seconde définition semble cependant être la plus communément admise et sans doute la plus plausible. Lorsqu'elle est certaine de la confiance absolue de Philibert, Marguerite n'hésite pas à engager ouvertement la lutte contre le demi-frère de son mari, René dit le Bâtard de Savoie, auquel le duc a laissé une place prépondérante dans le gouvernement et dans l'administration de ses États[15]. Église du monastère royal de Brou. Commynes ne corrige que partiellement le portrait de Louis XI, car s’il reconnaît au roi de grandes qualités, il ne cache pas les défauts du roi qu’il présente comme un personnage désacralisé, et qu’il dépeint selon le nouveau modèle des politiques italiens de l’époque : machiavélique avant Machiavel, symbole des derniers vestiges de l’obscurantisme médiéval. Aux yeux de la population des Pays-Bas, Marguerite, étant la fille de Marie de Bourgogne, est une « princesse naturelle ». Enfin, la dernière proposée est une hypothèse qui dit que l’alternance de la fortune et de l’infortune touche tout le monde, sauf (fort) une, Marguerite, qui se trouve au-dessus de cela, ayant déjà survécu à Fortune[24]. Devenue veuve, elle reste ensuite aux Pays-Bas pendant quelques années le temps que son frère et son père s’accordent à la marier de nouveau à un potentiel allié de la maison austro-bourguignonne. Elle semble présenter et construire son personnage politique autour de cette notion. Marguerite, duchesse de Bourgogne est une figure majeure entre ces deux grands princes : elle fut la petite-fille du premier et la tante du second. Son frère et son neveu, enfin, lui offrent des domaines dans les Flandres, notamment à Malines. Suite à la mort prématurée en Espagne de celui-ci (il n’avait que 28ans), c’est son beau-père le roi Ferdinand qui reprit le pouvoir, Jeanne étant déclarée non apte. Contrairement à Maximilien, elle fut acceptée sans réticence comme régente des Pays-Bas bourguignons. Elle soutient des écrivains (Érasme, Vivès, Agrippa, Lemaire de Belges) et des musiciens (Josquin des Prés, Pierre de La Rue)[20]. Elle se retrouve également sculptée autour de son tombeau dans le monastère de Brou, qu’elle a érigé en mémoire de Philibert de Savoie[19]. Lorsqu'elle mourut de la gangrène le 1er décembre 1530, l'Europe dut reconnaître avoir perdu une de ses plus brillantes têtes politiques. À Plessis-Lès-Tours, elle est élevée en fille de France par Madame de Segré, sous la houlette de la princesse Anne de France, dame de Beaujeu. Après la mort de Juan, héritier du trône d’Espagne, Marguerite regagna les Pays-Bas en 1499 et mit à profit cette sombre période pour donner de l’éclat à la cour en cultivant ses arts de prédilection. De cette cour où elle rassemble les grands artistes, peintres, poètes et auteurs de l'époque, elle dirige d'une main ferme les provinces d'Europe du Nord, riches mais turbulentes. Un superbe manuscrit lui ayant appartenu contient 58 airs de danse de cette période. En fait, Maximilien demeura un étranger dans cette partie de l’empire. Sa cour, à Malines, est un des centres septentrionaux de la Renaissance. Le roi Charles VIII par le traité de Senlis (1493) lui restitua l’Artois, la Franche-Comté et le Charolais, tandis que lui céda à la France, la Bourgogne. Elle soutient Charles envers et contre tout. Doublement converti, religieusement et politiquement, le roi maure est l’exemple à suivre : il est le plus splendide des adorateurs et le seul des personnages montré de face. Cependant, en octobre 1490, Charles rassure Marguerite de son engagement envers elle en prêtant serment sur les Évangiles de respecter la paix de Francfort. Louis XI, en position de force, légalise son occupation en imposant le mariage de l’archiduchesse Marguerite, fille de Maximilien et de Marie de Bourgogne avec son propre fils, le dauphin Charles. Marguerite d'Autriche (v.1416 – 1486), fille d' Ernest d'Autriche, épouse de Frédéric II de Saxe ; Marguerite d'Autriche (1480 – 1530), fille de Maximilien Ier et de Marie de Bourgogne, archiduchesse d'Autriche, duchesse de Bourgogne et de Savoie, gouvernante des Pays-Bas bourguignons pour son neveu Charles Quint. Promise au Dauphin de France, le Futur Charles VIII, elle fut élevée, dès l’âge de deux ans, à Amboise et au Plessis-lès-Tours où résidait la cour de France. Elle n’aura pas l’occasion d’en profiter pleinement puisqu’elle meurt avant la fin des travaux[19]. Unique héritière de son père Charles le Téméraire, dépouillée d’une partie de ses possessions par Louis XI, fut grâce à son époux Maximilien, protégée contre des nouvelles spoliations. Son frère aîné était Philippe Ier de Castille, mari Giovanna di Castiglia. Leur enfant est : Marguerite (1504-1504), fille posthume qui ne vécut que quelques jours; La vie de Philibert II de Savoie va en être bouleversée. Durant sa jeunesse, elle apparaît comme une personne intelligente, éduquée et de grande sensibilité. Marie de Bourgogne a les mains posées sur les armoiries de France et de Bourgogne. La chaîne de TV Chérie 25 diffusera une superproduction, la série austro-allemande “Marie de Bourgogne” les samedis 6 et 13 juin. Marguerite fille de Marie de Bourgogne et de Maximilien de Habsbourg, connut un destin hors du commun. La répudiation a lieu à l'automne 1491, le 25 novembre à Baugé lors d'une rencontre avec Charles (il prend « congé » d'elle), mais officiellement en décembre, bien qu'on puisse considérer début 1491 quand elle n'est plus traitée en tant que future reine. Maximilien, régent des Pays Bas jusqu’au 1495, sera son fils Philippe le Beau qui prendra l’héritage de sa mère Marie. Maximilien Ier en grand maître de l’ordre de la Toison d’or, miniature du Livre des statuts de l’ordre, Simon Bening et atelier (Vienne, Österreichische Nationalbibliothek). En effet, le 4 décembre 1501 épousa Philibert II de Savoie, mariage que lui valut le titre de duchesse de Savoie, qu’elle conserva jusqu’à sa mort. En plus du rôle de mère de substitution qu’elle endosse, elle est également nommée gouvernante des Pays-Bas par Maximilien, le 18 mars 1507. Femme de tête mais aussi de cœur, elle a toujours su arrêter les conflits à temps. Elle est aussi connue pour avoir négocié avec la mère du roi de France, Louise de Savoie — qui était sa belle-sœur et rivale — le traité de Cambrai dit paix des Dames. Marguerite d’Autriche était la fille de Marie de Bourgogne et de Maximilian. En insistant sur ses souffrances et son éternelle fidélité à Dieu à travers l’usage de ses nombreuses vertus pour combattre Fortune, Marguerite met en place une légitimité de son pouvoir, au service de son père dans un premier temps, de son neveu ensuite. Ainsi, Marguerite est connue comme une des principales instigatrices de la paix des Dames ou paix de Cambrai, signée le 5 août 1529 avec Louise de Savoie. En effet, Philibert se montrant désintéressé par la politique de son duché, Marguerite d’Autriche peut s’occuper seule des affaires politiques savoyardes[13]. Ce coup de maître effraye le Bâtard qui finit par s'enfuir se réfugier à la cour de France[16]. Le monastère de Brou est donc réalisé dans l’optique de célébrer les origines bourguignonnes de Marguerite qui regrette beaucoup la perte du duché. Leurs prières ne sont malheureusement pas entendues car elle accouche d’un enfant mort-né. Le gouvernement flamand revint alors à son fils Charles-Quint qui n’était âgé que de six ans et son grand-père Maximilien fut appelé à la régence. Devenue veuve de Charles le Téméraire en 1477, elle s'instaure protectrice de sa belle-fille et lui fait épouser le futur empereur Maximilien I er du Saint-Empire de la dynastie des Habsbourg. « Ci-gît Margot, la gente demoiselle, Qu'eut deux maris et si (pourtant) mourut pucelle ». — Traité de Senlis. Par son premier mariage avec Juan de Castille (1478-1497), elle était – comme son défunt frère – étroitement liée à la dynastie espagnole. — Mariage de Marie de Bourgogne et de Maximilien d'Autriche. Jeanne Ire, dite Jeanne la Folle (Juana la Loca), fut reine de Castille (1504-1555), et reine d’Aragon (1516-1555), unissant définitivement sous un même sceptre toutes les Espagnes à partir du 25 janvier 1516. Elle élève donc avec soin ce jeune neveu, ainsi que ses nièces, Éléonore, Marie et Isabelle, depuis la cour qu'elle établit à Malines, suivant ainsi l'exemple de Marguerite d'York. Fils de l’empereur Frédéric III, Maximilien naît en 1459 et fut élu roi de Germanie en 1486 par les princes allemands, succédant à son père en 1493. Une Princesse De Jadis, Marguerite D'autriche, Fille De Maximilien, Duchesse De Bourgogne, Duchesse De Savoie, Régente Des Pays-Bas, Protectrice Des Lettres Et Des Arts, Fondatrice De L'église De Brou Il avait reçu diverses commandes de la cour, notamment des travaux décoratifs et accompagné en diverses occasions à Philippe et Jeanne dans ses voyages en Espagne. Pendant ces belles années à la cour de France, le père de Marguerite, Maximilien, réclame le retour de sa fille, qu'il n'avait accepté qu'à contre-cœur et forcé par les villes flamandes, et attaque continuellement les territoires français. En effet, ce dernier étant partagé entre l’Empire et les Pays-Bas, il ne peut pas toujours assumer son rôle de régent et offre donc à Marguerite une partie de pouvoirs afin de gérer les territoires bourguignons en son absence, au nom de son neveu, Charles, âgé de 6 ans[1]. Le parrain de la petite Marie est le futur Louis XI, qui vit alors en exil à Génappe près de Bruxelles. Marguerite de Habsbourg (Bruxelles, 10 janvier 1480 - Malines, 30 novembre 1530) Était la fille de Maximilien Ier de Habsbourg et Marie de Bourgogne. Marie de Bourgogne est une série TV de Martin Ambrosch avec Christa Théret (Marie de Bourgogne), Jannis Niewöhner (Maximilian). La première façon de la décrire consiste à mettre en avant l’alternance entre la fortune et l’infortune. Voir par exemple Édouard-Louis Laussac fournit une interprétation différente de cette devise. La dernière modification de cette page a été faite le 29 novembre 2020 à 18:05. Elle assiste alors à la lutte entre Charles Quint et François Ier, fils de Louise de Savoie, sœur de Philibert et avec qui elle a grandi à la cour de France, lorsqu'elle était destinée à devenir reine. Dans cette politique typiquement bourguignonne, elle s'oppose au « parti français », dominé par la maison de Croÿ. Yolande, duchesse de Savoie, sœur de Louis XI, voulant se protéger des vues de ce dernier sur son duché s’allie à la Bourgogne en 1467 et demande la main de Marie pour son fils Philibert. Le miniaturiste anonyme représente le double espace de l’intimité et de la scène évoquée par la lecture : en deçà de la fenêtre, le monde réel avec le personnage de la duchesse, et, au-delà, l’évocation enchantée de l’église. Cette paix réjouit les deux peuples. Occupant les grandes villes de Bretagne, Charles VIII propose différents prétendants à Anne de Bretagne pour remplacer Maximilien. Il est d’ailleurs très fréquent pour les veuves d’avoir recours à un patronage religieux, étant directement associées à une image de dévotion et de culte. Par la suite, l'église est étendue et édifiée de 1513 à 1532 par l'architecte Louis van Bodeghem. Par conséquent, les relations diplomatiques empirent entre le royaume de France et les Pays-Bas bourguignons[7]. Ces circonstances lui permirent de se faire construire à Malines une magnifique résidence, d’où elle administra ses États de 1506 jusqu’à sa mort en 1530. Elle reçoit le prénom de sa marraine, Marguerite d'York (veuve de son grand-père Charles le Téméraire), lors de son baptême à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule[1]. Son épouse Jeanne est luxueusement vêtue de brocard et porte le manteau royal avec les mêmes armoiries. Témoignant de son importance aux yeux de Marguerite d’Autriche, sa devise se retrouve sur tous les manuscrits qu’elle commande pour sa bibliothèque. Elle a désormais une grande influence sur son mari et, sans doute mortifiée par la rupture des fiançailles françaises et par fidélité dynastique, elle oriente la politique du duché dans le sens des intérêts de son père, l'empereur Maximilien et de son frère Philippe. La coiffe brochée d’or, la robe de velours rouge avec ses parements d’hermine aux manches, la chaîne en or composée des initiales C et M (Charles et Marguerite) ainsi que la splendide fleur de lys sertie de pierres précieuses figurent dans l’inventaire de la princesse dressé en 1493 et étaient sans doute des cadeaux de fiançailles de Charles VIII. ), (New York, Metropolitan Museum). Mais le 12 janvier 1519, à la mort de son père Maximilien Ier, Charles brigue la couronne impériale (élective), largement grâce à l'aide de sa tante qui a levé des fonds pour élire son neveu à la suite de son père. Dans ce portrait de Jean Hey (le Maître de Moulins), qui faisait sans doute partie d’un diptyque de dévotion, la princesse apparaît dans une pièce située dans une tour et s’ouvrant sur un vaste paysage vallonné. Elle meurt quelques jours après avoir dicté ses dernières volontés avec force détails, et est enterrée en l’église Notre-Dame de Bruges où son magnifique tombeau est conservé. Maximilien de Habsbourg (1459-1519) épouse en avril 1477 Marie de Bourgogne (1457-1482), fille et héritière de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Le Traité de Senlis est signé le 23 mai 1493 et Marguerite est restituée à son père avec une grande partie de sa dot. Son jeune fiancé, de dix ans son aîné, lui manifeste de la tendresse, et elle s'éprend très vite de lui. Entretemps, le roi Charles VIII est mort accidentellement en 1498. Le 3 avril 1497, Marguerite d’Autriche épouse Jean d’Aragon dans la cathédrale de Burgos. Par le traité de fiançailles avec le Dauphin, elle a été mise en possession des comtés d'Artois, d'Auxerre, de Bourgogne, de Charolais, de Mâcon, et de plusieurs seigneuries en Bourgogne dont la très profitable seigneurie de Salins, formant sa dot. Il laisse à la Flandre les châtellenies gallicantes 3. Jeanne qui n’était pas destinée à régner, suite a la mort de son frère eut la charge d’un si lourd héritage. Marguerite fille de Marie de Bourgogne et de Maximilien de Habsbourg, connut un destin hors du commun. Il n’est pas étonnant, dès lors, que la collection de Marguerite ait comporté de nombreux objets précieux venant d’Espagne, qu’il s’agisse d’objets espagnols ou d’œuvres exécutées à la cour d’Espagne par des artistes flamands ou allemands. Avec une inégalable virtuosité dans le traitement de la perspective et le rendu de la lumière, cette miniature présente une vaste fenêtre ouverte au vitrage caractéristique en culs-de-bouteille. Vers la fin de sa vie, Marguerite décide de construire de nouveaux appartements à Brou, qui sont bien plus grands que ceux qu’elle occupe à Malines.